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Bogota, jour 2

L’excursion incontournable, le Cerro de Monserrat. A pied ou en funiculaire? 500 m de dénivelé. 1500 marches. La veille, Jean-Jacques tente de nous dissuader de monter à pied. Non pour raison de résistance physique, mais bien pour l’aspect sécurité, de nombreuses personnes s’étant fait « plumer » sur les pentes par quelque jeune voyou, lors d’une ascension de semaine (le week-end, pas de problème, la montée étant l'une des distractions favorites des familles de « Rolos », les habitants de Bogota). La lecture du Lonely Planet confirme. Nous prendrons le funiculaire. Une fois en haut, nous constaterons évidemment que nombre de gens étaient parvenus au sommet à pied, sans problème apparent, semble-t-il. Impressionnant, le funiculaire. Raide. Très raide. A pied, en funiculaire ou en téléphérique, toujours est-il que la vue sur Bogota et ses interminables banlieues est spectaculaire. Le sanctuaire de Monserrat, par lui-même, manque d’intérêt architectural ou artistique. Mais la sculpture du Christ Tombé, près de l’autel, est vénérée par les pèlerins colombiens.


Une fois redescendus par le téléphérique, nous nous munissons de quelques modestes empanadas dans une échoppe du quartier des universités et pique-niquons sur deux bancs publics de l’avenue Jimenez. C’est alors que nous sommes victimes du second larcin du voyage: le mini-sac à dos de Rodolphe, perdu de vue quelques secondes au pied de l’un des deux bancs, s’évapore soudainement.

De dépit, nous redémarrons en direction de la Plaza Bolivar, le poumon politique du pays, puisqu’elle abrite le Congrès (Sénat et Chambre des Députés), le Palais de Justice, et bien sûr la cathédrale. Les dimensions du lieu sont imposantes. La cathédrale l’est aussi, surtout en longueur. Une très belle façade, mais un intérieur manquant de caractère. Nous aurons par contre droit à un superbe récital d’Ave Marias, dont celui de Fauré, probablement par l’organiste titulaire. Un très bel instrument. Un exécutant expert. Retour sur la Plaza, pour constater qu’une musique militaire résonne depuis la place voisine entre le Ministère des Armées et le Congrès. Nous nous précipitons et sommes témoins de la fin d’une prise d’armes devant l’état major, qui se conclut sur une exécution magistrale par la fanfare. Occasion de côtoyer de près les — très — jeunes recrues, sous leurs casques à pointes d’un autre temps.

Nous poursuivons notre découverte de Bogota par la visite du Musée Botero. Ce superbe édifice colonial, arrangé autour d’un joli patio, présente en une douzaine de salles de nombreuses peintures et quelques rares sculptures du natif de Medellin, ainsi que plusieurs toiles d’impressionnistes et de cubistes appartenant à Botero. D’humour, Botero ne manquait pas. Témoin, cette Joconde hyper-vitaminée! Mais d’où pouvait bien venir cette tendance obsessionnelle à déformer tout corps, tout objet? Nous n’aurons pas la réponse.


Dîner très apprécié dans le petit restaurant qui jouxte notre hôtel, récupération des bagages, taxi(s) au travers de stressants embouteillages, et nous arrivons à la gare routière à temps pour prendre notre bus de ligne Coomotor pour Son Agustin. Sièges — très — inclinables, hôtesse incapable de prononcer autre chose que les noms de villes de l'itinéraire, wi-fi extrêmement poussif, un quasi-Nelson Piquet au volant, d’une remarquable dextérité à éviter nids de poule et à amortir les gendarmes couchés. 11 heures de route et de sommeil très haché, et nous atteignons San Agustin.



Tôt le matin, nous empruntons le spectaculaire funiculaire

Bogota, depuis le Cerro de Monserrat


Monserrat: le Sanctuaire


Seul le vitrail de la crypte est digne d'intérêt


Les écoliers refont le Chemin de Croix


Rodolfo y Ivo


La descente s'effectuera en téléphérique


Echange avec M. Villemizar, sdf vénézuélien réfugié à Bogota

La Cathédrale


La nef est vaste mais sobre


Le Palais du Congrès abrite la Chambre des Représentants et le Sénat


Adam et Eve, au Musée Fernando Botero

"Etude"

"Mona Lisa"

2 commentaires:

  1. mais vous allez arrêter de laisser des trucs hors de votre champ de vision !!!

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  2. en tous cas, les Botero, on ne peut pas les perdre de vue !!!

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