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Bogota, le dernier jour

Nous regagnons l'hôtel Masaya de Bogota (celui où avaient disparu mon rasoir et mon Azzarro 15 jours auparavant!), en début de soirée. Dîner avec musique antillaise et sud-américaine dans un restaurant de la Candelaria. Puis retour à l'hôtel où nous profiterons de l'expertise en salsa d'un des guides employés par le Masaya.

Le dernier jour, l'équipe se divise en plusieurs groupes, mus par des désirs de visite différents. Avec Marie-Thérèse, nous quittons le Masaya un peu tard direction le quartier des banques (pour récupérer un peu de devises et faire quelques courses) mais attirés par une enseigne de reliure et la vue d'un homme d'un certain âge penché sur une presse à relier, nous faisons une petite halte d'un bon quart d'heure chez les très charmants Monsieur et Madame ... Martinez.  Dont l'une des filles est évidemment mariée à un ... français et réside à ... Paris; une autre de leurs filles habitant également en France. Et Monsieur Nelson -- c'est son prénom -- dont les 6 frères ont travaillé ou travaillent encore dans la reliure (!!!), nous a montré de superbes ouvrages de sa réalisation.

Quelques courses, déjeuner à deux pas de la monumentale mairie de Bogota, dans un restaurant du quartier administratif. Au milieu des fonctionnaires. Et retour à l'hôtel pour travailler les comptes du séjour (Marie-Thérèse) et le blog (Yves). Le départ s'approche!

De retour à Bogota, nous retournons voir la grande faucheuse ...

... mais la rencontre se passe pour le mieux

... puis nous rencontrons Nelson Martinez, relieur, ...

... dans un atelier rangé comme un bloc opératoire

Nous déjeunons au milieu des fonctionnaires, dans le quartier des ministères ...

... à deux pas de l'Hôtel de Ville

Une dernière aguardiente à l'hotel Masaya ...

... et ce sera le départ vers l'aéroport ... non sans avoir admiré une dernière fois ...

... les illuminations de Monserrat

Santa Marta et le Parc National de Tayrona

Notre arrêt à Carthagène est de courte durée, l'occasion d'apprécier une dernière fois les délicieux ceviche de l'échoppe du marché déjà visitée trois jours auparavant. Il nous faut monter dans le bus de Santa Marta. Les vendeurs ambulants grimpent dans le bus à chaque arrêt pour nous proposer des "friandises" souvent insipides, parfois délicieuses. Nous évitons Baranquilla, 4ème ville de Colombie. Et arrivons à Santa Marta en fin d'après-midi. Autre grande cité fondée par les Espagnols. Autre grand port. Une architecture coloniale moins préservée qu'à Cartagène. L'hôtel Masaya (le 3ème du parcours!) est particulièrement agréable, toujours aussi fréquenté par les jeunes voyageurs du Monde.

Le matin, nouvelle déambulation dans les rues inondées de soleil, courte constatation des étonnantes méthodes du tourisme de masse (le Norwegian Pearl vient de jeter l'ancre et de débarquer ses 2700 voyageurs, que nous retrouvons en escouades à l'intérieur de la cathédrale).

Nous abandonnons nos valises au Masaya et nous nous dirigeons, sacs à dos légers sur le dos, vers le marché / gare routière pour prendre le bus pour Tayrona. Le Parc National de Tayrona, d'une étendue terrestre de 11 000 ha (et maritime de 6 000 ha) borde la mer des Caraïbes sur une bonne cinquantaine de km au nord de Santa Marta. La luxuriante forêt tropicale tapisse les contreforts de la Sierra Madre (dont le sommet, le Pico Colomb, pointe à 5 776 m!) et la très étroite bande côtière ou serpente le sentier qui nous conduit vers notre point de chute des deux prochains jours: Arrecifes. Comprendre: Les Récifs. Et pour cause: de nombreux amas de roches affleurent tout le long de la côte, protégeant parfois des dangereux brisants quelques plages idylliques.

De l'entrée du parc où, bien sûr, nous nous sommes fait confisquer par les soldats qui contrôlent les voyageurs la bouteille de bon rhum vénézuélien achetée à Santa Marta, une marche d'une bonne heure et demie, sous une forte chaleur malgré l'ombre des immenses fromagers, cocotiers et autres palétuviers, nous attend pour rejoindre Arrecifes. En chemin, François réussit à localiser une famille de petits singes et à les immortaliser sur son reflex. La case, ou plutôt la maison à toit de palmes, qui nous abritera au milieu d'une grande clairière, est particulièrement confortable. Les serveuses du restaurant en plein air, lui aussi abrité sous son toit de palmes, seront ravies de nous servir les pina coladas convoitées.

Le lendemain, les plus courageux du groupe (Margaux, d'abord, puis Claude et François) quittent la clairière à l'aurore et gravissent les quelques centaines de mètres de dénivelé qui les séparent de Pueblito, un site archéologique pré-colombien attribué à la civilisation Chaymara. Trois heures aller, un tout petit moins au retour. Chapeau, les sportifs! Le reste du groupe, resté à Arrecifes pour profiter du petit-déjeuner, fera la jonction avec les trois trekkeurs en quittant la plage de La Piscina après un repas succinct à la paillotte et une première baignade dans les vagues. Nouveau sentier côtier de 30 minutes et nous atteignons le somptueux Cabo San Juan del Guia, un promontoire rocheux au pied duquel une des rivières qui sillonnent le parc se jette dans la mer. A une vingtaine de mètres de nous, un caïman indolent d'une taille respectable ouvre et ferme calmement ses mâchoires. Brrr! Nouvelle baignade, pendant laquelle Geneviève réalisera un superbe croquis du Cabo depuis le mirador aux hamacs. Et nous nous en retournons à Arrecifes.


Le lendemain matin, petit déjeuner à 7h et dès 8h, nous prenons le chemin du retour, débarrassés de nos sacs à dos de marcheurs, judicieusement confiés à deux chevaux bien encadrés.


Le retour à Santa Marta se fera sans histoires en fin de matinée. La bar-woman de la terrasse du Masaya nous servira de fort gouttus jus de maracuja (fruits de la passion), pendant que nous prenons connaissance de nos mails et des violences du dimanche en France. A midi, nous filons à l'aéroport pour attraper le vol de Bogota.



Le bus longe la cienaga pendant deux heures

L'hotel Masaya de Santa Marta est superbe

De la terrasse, nous découvrons une superbe vue de la ville

Le Norwegian Pearl fait escale avec ses 2700 passagers

La mairie

La Banco de la Republica

L'église San Francisco

La cathédrale ...

... prise d'assaut par les touristes débarqués du Norwegian Pearl

Nous allons à la gare routière, à proximité du pittoresque marché

Le boucher est sympa; sa viande est-elle bonne, nous ne saurons pas!

Nous engloutissons quelques churros avant de prendre le bus pour le parc naturel de Tyrona

Au bord de la mer, à l'extrême nord du pays ...

... des plages splendides battues par les vagues et les alizés

Une végétation tropicale luxuriante

La marche d'approche nous déshydratera; heureusement des Kogis proposent du jus d'orange ...

 ... quelques minutes avant le jus de goyave à l'Accueil d'Arrecifes ...

... où nous coucherons deux nuits dans cette superbe "case"

Petit trek le long de la côte, dans les cocotiers

... pour rallier le Cabo San Juan del Guia ...

... que Geneviève immortalisera dans un charmant croquis

Nous admirons les brisants ...

... nous contemplons les ondulations des cocotiers dans le vent

Chevaux dans la lagune

Retour au travers de la cocoteraie

Les nids de fourmis dans les palétuviers

Retour à l'aéroport, une bonne Aquila bien fraîche ...

... et on embarque pour Bogota

Deux jours à Puerto Badel

L'un des temps forts du voyage. Puerto Badel est un village de pêcheurs, à une quarantaine de km à l'Ouest de Cartagène. Que nous atteindrons à bord de Renault Dusters, après une bonne vingtaine de km de piste. C'est là qu'habitent Remberto, le frère de Raul, et son épouse Regina. Remberto a une formation d'ingénieur et a longtemps travaillé comme conseiller technique dans une conserverie de crevettes proche de Cartagène, avant de prendre sa "retraite" près de Puerto Badel. Avec le projet d'accueillir, dans sa maison et dans une dépendance voisine qu'il vient de viabiliser, des petits groupes de touristes intéressés par le contact avec et la compréhension (très "ceviedienne") d'une communauté qui vit en situation de grande précarité.

Ce sera l'occasion de converser avec plusieurs des amis locaux de Remberto et de Regina, pêcheurs ou agriculteurs pour la plupart, pour mieux apprécier leurs conditions de vie. Et le fait est que les discussions sur l'existence des habitants de Puerto Badel iront bon train, après le dîner, autour des indispensables bouteilles d'Aguila.

Tôt le lendemain matin, les parties non vêtues soigneusement aspergées de "repellente", nous partons au village, croisons quelques-uns de nos interlocuteurs de la veille qui nous emmènent à un minuscule embarcadère où nous montons à bord de trois "lanchas", de longues barques propulsées à la pagaie par nos hôtes, pour une "croisière" dans la cienaga, la lagune côtière riche en mangroves de palétuviers et autres végétaux d'eau saumâtre.

Nous croiserons quelques hérons blancs, quelques cormorans noirs, des nuées de libellules de toutes les couleurs, mais de caïmans, point. Court arrêt au milieu d'un grand lac de la cienaga pour savourer à la paille un rafraichissant jus de goyave au lait de riz glacés et nous rentrons après trois nouvelles heures de constat qu'il existe encore bien des zones naturelles préservées dans cette pauvre mais belle contrée.

Les échanges avec Remberto et Regina rythmeront encore l'après-midi et la soirée. Mais le jeudi matin, nous montons à bord du bus qui emmène tous les matins, à 6h00, les femmes du village à la conserverie de crevettes voire à Cartagène (les hommes, eux, circulent pour la plupart en motocyclette vers leur lieu de travail, à l'usine ou dans un ranch voisin). L'occasion pour Rodolphe d'engager la conversation avec une de ces dames, qui vit à Cartagène mais travaille comme assistante sociale à Puerto Badel.


La piste de Puerto Badel

Remberto nous accueille ...

... accompagné de Raul et de Regina

Nous conversons avec les pêcheurs ...

... qui nous emmènerons demain dans les mangroves

Le soir, petite séance de salsa

Les moustiquaires sont indispensables sous les Tropiques

Petit déjeuner et conversations

Nos guides préparent les lanchas

Départ vers la mangrove

L'inextricable réseau des racines des palétuviers

Le rameur de la lancha n°2 ...

... et celui de la lancha n°3

Nous faisons une courte halte alors que le réseau de canaux s'élargit

Le capitaine donne le signal du départ

Arrivés sur la cienaga, nous croisons un héron

C'est l'heure du sapote que nous a préparé Raul

C'est délicieux et ô combien rafraîchissant!

Nénuphar et autres espèces de la flore des mangroves

Retour à l'embarcadère

Vieillard lubrique en compagnie de deux charmantes habitantes de Puerto Badel

Tôt le matin, nous reprenons le bus local pour Carthagène

Une dernière conversation avant de monter dans le bus ...

... et une première conversation après avoir pris le bus

La panne sera vite réparée par le personnel de bord

Petit arrêt au marché au poisson de Carthagène


On achète un délicieux avocat pour pique-niquer dans le bus