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Deux jours à Puerto Badel

L'un des temps forts du voyage. Puerto Badel est un village de pêcheurs, à une quarantaine de km à l'Ouest de Cartagène. Que nous atteindrons à bord de Renault Dusters, après une bonne vingtaine de km de piste. C'est là qu'habitent Remberto, le frère de Raul, et son épouse Regina. Remberto a une formation d'ingénieur et a longtemps travaillé comme conseiller technique dans une conserverie de crevettes proche de Cartagène, avant de prendre sa "retraite" près de Puerto Badel. Avec le projet d'accueillir, dans sa maison et dans une dépendance voisine qu'il vient de viabiliser, des petits groupes de touristes intéressés par le contact avec et la compréhension (très "ceviedienne") d'une communauté qui vit en situation de grande précarité.

Ce sera l'occasion de converser avec plusieurs des amis locaux de Remberto et de Regina, pêcheurs ou agriculteurs pour la plupart, pour mieux apprécier leurs conditions de vie. Et le fait est que les discussions sur l'existence des habitants de Puerto Badel iront bon train, après le dîner, autour des indispensables bouteilles d'Aguila.

Tôt le lendemain matin, les parties non vêtues soigneusement aspergées de "repellente", nous partons au village, croisons quelques-uns de nos interlocuteurs de la veille qui nous emmènent à un minuscule embarcadère où nous montons à bord de trois "lanchas", de longues barques propulsées à la pagaie par nos hôtes, pour une "croisière" dans la cienaga, la lagune côtière riche en mangroves de palétuviers et autres végétaux d'eau saumâtre.

Nous croiserons quelques hérons blancs, quelques cormorans noirs, des nuées de libellules de toutes les couleurs, mais de caïmans, point. Court arrêt au milieu d'un grand lac de la cienaga pour savourer à la paille un rafraichissant jus de goyave au lait de riz glacés et nous rentrons après trois nouvelles heures de constat qu'il existe encore bien des zones naturelles préservées dans cette pauvre mais belle contrée.

Les échanges avec Remberto et Regina rythmeront encore l'après-midi et la soirée. Mais le jeudi matin, nous montons à bord du bus qui emmène tous les matins, à 6h00, les femmes du village à la conserverie de crevettes voire à Cartagène (les hommes, eux, circulent pour la plupart en motocyclette vers leur lieu de travail, à l'usine ou dans un ranch voisin). L'occasion pour Rodolphe d'engager la conversation avec une de ces dames, qui vit à Cartagène mais travaille comme assistante sociale à Puerto Badel.


La piste de Puerto Badel

Remberto nous accueille ...

... accompagné de Raul et de Regina

Nous conversons avec les pêcheurs ...

... qui nous emmènerons demain dans les mangroves

Le soir, petite séance de salsa

Les moustiquaires sont indispensables sous les Tropiques

Petit déjeuner et conversations

Nos guides préparent les lanchas

Départ vers la mangrove

L'inextricable réseau des racines des palétuviers

Le rameur de la lancha n°2 ...

... et celui de la lancha n°3

Nous faisons une courte halte alors que le réseau de canaux s'élargit

Le capitaine donne le signal du départ

Arrivés sur la cienaga, nous croisons un héron

C'est l'heure du sapote que nous a préparé Raul

C'est délicieux et ô combien rafraîchissant!

Nénuphar et autres espèces de la flore des mangroves

Retour à l'embarcadère

Vieillard lubrique en compagnie de deux charmantes habitantes de Puerto Badel

Tôt le matin, nous reprenons le bus local pour Carthagène

Une dernière conversation avant de monter dans le bus ...

... et une première conversation après avoir pris le bus

La panne sera vite réparée par le personnel de bord

Petit arrêt au marché au poisson de Carthagène


On achète un délicieux avocat pour pique-niquer dans le bus

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