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Santa Marta et le Parc National de Tayrona

Notre arrêt à Carthagène est de courte durée, l'occasion d'apprécier une dernière fois les délicieux ceviche de l'échoppe du marché déjà visitée trois jours auparavant. Il nous faut monter dans le bus de Santa Marta. Les vendeurs ambulants grimpent dans le bus à chaque arrêt pour nous proposer des "friandises" souvent insipides, parfois délicieuses. Nous évitons Baranquilla, 4ème ville de Colombie. Et arrivons à Santa Marta en fin d'après-midi. Autre grande cité fondée par les Espagnols. Autre grand port. Une architecture coloniale moins préservée qu'à Cartagène. L'hôtel Masaya (le 3ème du parcours!) est particulièrement agréable, toujours aussi fréquenté par les jeunes voyageurs du Monde.

Le matin, nouvelle déambulation dans les rues inondées de soleil, courte constatation des étonnantes méthodes du tourisme de masse (le Norwegian Pearl vient de jeter l'ancre et de débarquer ses 2700 voyageurs, que nous retrouvons en escouades à l'intérieur de la cathédrale).

Nous abandonnons nos valises au Masaya et nous nous dirigeons, sacs à dos légers sur le dos, vers le marché / gare routière pour prendre le bus pour Tayrona. Le Parc National de Tayrona, d'une étendue terrestre de 11 000 ha (et maritime de 6 000 ha) borde la mer des Caraïbes sur une bonne cinquantaine de km au nord de Santa Marta. La luxuriante forêt tropicale tapisse les contreforts de la Sierra Madre (dont le sommet, le Pico Colomb, pointe à 5 776 m!) et la très étroite bande côtière ou serpente le sentier qui nous conduit vers notre point de chute des deux prochains jours: Arrecifes. Comprendre: Les Récifs. Et pour cause: de nombreux amas de roches affleurent tout le long de la côte, protégeant parfois des dangereux brisants quelques plages idylliques.

De l'entrée du parc où, bien sûr, nous nous sommes fait confisquer par les soldats qui contrôlent les voyageurs la bouteille de bon rhum vénézuélien achetée à Santa Marta, une marche d'une bonne heure et demie, sous une forte chaleur malgré l'ombre des immenses fromagers, cocotiers et autres palétuviers, nous attend pour rejoindre Arrecifes. En chemin, François réussit à localiser une famille de petits singes et à les immortaliser sur son reflex. La case, ou plutôt la maison à toit de palmes, qui nous abritera au milieu d'une grande clairière, est particulièrement confortable. Les serveuses du restaurant en plein air, lui aussi abrité sous son toit de palmes, seront ravies de nous servir les pina coladas convoitées.

Le lendemain, les plus courageux du groupe (Margaux, d'abord, puis Claude et François) quittent la clairière à l'aurore et gravissent les quelques centaines de mètres de dénivelé qui les séparent de Pueblito, un site archéologique pré-colombien attribué à la civilisation Chaymara. Trois heures aller, un tout petit moins au retour. Chapeau, les sportifs! Le reste du groupe, resté à Arrecifes pour profiter du petit-déjeuner, fera la jonction avec les trois trekkeurs en quittant la plage de La Piscina après un repas succinct à la paillotte et une première baignade dans les vagues. Nouveau sentier côtier de 30 minutes et nous atteignons le somptueux Cabo San Juan del Guia, un promontoire rocheux au pied duquel une des rivières qui sillonnent le parc se jette dans la mer. A une vingtaine de mètres de nous, un caïman indolent d'une taille respectable ouvre et ferme calmement ses mâchoires. Brrr! Nouvelle baignade, pendant laquelle Geneviève réalisera un superbe croquis du Cabo depuis le mirador aux hamacs. Et nous nous en retournons à Arrecifes.


Le lendemain matin, petit déjeuner à 7h et dès 8h, nous prenons le chemin du retour, débarrassés de nos sacs à dos de marcheurs, judicieusement confiés à deux chevaux bien encadrés.


Le retour à Santa Marta se fera sans histoires en fin de matinée. La bar-woman de la terrasse du Masaya nous servira de fort gouttus jus de maracuja (fruits de la passion), pendant que nous prenons connaissance de nos mails et des violences du dimanche en France. A midi, nous filons à l'aéroport pour attraper le vol de Bogota.



Le bus longe la cienaga pendant deux heures

L'hotel Masaya de Santa Marta est superbe

De la terrasse, nous découvrons une superbe vue de la ville

Le Norwegian Pearl fait escale avec ses 2700 passagers

La mairie

La Banco de la Republica

L'église San Francisco

La cathédrale ...

... prise d'assaut par les touristes débarqués du Norwegian Pearl

Nous allons à la gare routière, à proximité du pittoresque marché

Le boucher est sympa; sa viande est-elle bonne, nous ne saurons pas!

Nous engloutissons quelques churros avant de prendre le bus pour le parc naturel de Tyrona

Au bord de la mer, à l'extrême nord du pays ...

... des plages splendides battues par les vagues et les alizés

Une végétation tropicale luxuriante

La marche d'approche nous déshydratera; heureusement des Kogis proposent du jus d'orange ...

 ... quelques minutes avant le jus de goyave à l'Accueil d'Arrecifes ...

... où nous coucherons deux nuits dans cette superbe "case"

Petit trek le long de la côte, dans les cocotiers

... pour rallier le Cabo San Juan del Guia ...

... que Geneviève immortalisera dans un charmant croquis

Nous admirons les brisants ...

... nous contemplons les ondulations des cocotiers dans le vent

Chevaux dans la lagune

Retour au travers de la cocoteraie

Les nids de fourmis dans les palétuviers

Retour à l'aéroport, une bonne Aquila bien fraîche ...

... et on embarque pour Bogota

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